Ce texte a été écrit pour l’UEY en avril 2026

Paix intérieure ou extérieure

par François Lorin

Lorsque les sages védiques psalmodiaient « Om, Shanti, Shanti, Shantihi », ils faisaient sans doute référence à la « paix intérieure », car à cette époque, les guerres étaient monnaie courante, même si les armes étaient moins sophistiquées et que la désinformation était rare.
Car les humains, tout comme les animaux, se sont toujours battus et continueront probablement à se battre jusqu’au bout, pour leur survie et pour bien d’autres raisons.

Les personnes pacifiques, si tant est qu’elles existent réellement, nourrissent l’espoir d’un avenir paisible ; et ces mêmes personnes, lorsque leurs convictions sont remises en cause, auront probablement recours à la guerre pour défendre leurs croyances.
Le yoga, sans aucun doute, n’échappe pas à cette règle, pas plus que les croyants de quelque religion que ce soit, passée ou contemporaine.

Seuls certains individus ont été capables, comme J. Krishnamurti à notre époque, Gautama Bouddha ou Jésus et bien d’autres avant eux, d’affirmer que le mal ultime consiste à tuer. Non seulement la violence envers les êtres humains, mais aussi envers tout être vivant !

Si l’on considère la notion de paix, Shanti, à la lumière des enseignements de Patanjali, on se rend compte que l’ensemble des huit membres, l’ashtanga yoga qu’il propose, constitue un moyen de réduire notre folie et de révéler notre potentiel pour une vie respectueuse et paisible.